2ème dimanche de mai

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2ème dimanche de mai à Paris : cortège traditionnel en l’honneur de Jeanne d’Arc


Le 18 février 1897, Paul Déroulède donna rendez-vous à ses amis de la Ligue des Patriotes, voués au " culte des vertus nationales ", devant la statue de Jeanne d’Arc, place des Pyramides, le jour des obsèques de Félix Faure.


En effet, à la fin du 19è siècle et spécialement depuis 1897 (ouverture du procès en béatification de Jeanne d’Arc), les patriotes français et leurs figures (Drumont, Déroulède, Barrès) ont commencé à faire revivre le culte dû à Jeanne d’Arc, notamment en saluant la statue de la sainte place des Pyramides à l'issue de la manifestation annuelle de la Ligue des Patriotes devant la statue de Strasbourg (située sur la proche place de la Concorde). Leur volonté était aussi d’obtenir que la fête de Jeanne d’Arc devienne une fête nationale.


A partir du 16 mai 1909, en pleine affaire Thalamas et alors que le procès en béatification de Jeanne d’Arc battait son plein pour aboutir cette année là, les nationalistes et patriotes français au premier rang desquels l’Action Française naissante prirent l’habitude de défiler à Paris le deuxième dimanche de mai pour honorer l’héroine de la patrie, entre les statues de Jeanne d’Arc de la place St Augustin et celle des Pyramides. D'abord interdit pendant trois ans, et synonyme de milliers d'emprisonnements de camelots du Roi, le défilé fut autorisé à partir de 1912.

Lorsqu’en 1920 Jeanne fut canonisée, le Parlement français à l’initiative de Maurice Barrès décida, le 24 juin 1920, d’instituer le deuxième dimanche de mai comme fête officielle en l’honneur de Jeanne d'Arc et du patriotisme - c’est un deuxième dimanche de mai, le 8 mai 1429, que Jeanne d’Arc avait délivré Orléans.

Chaque 2è dimanche de mai, désormais entre la rue Royale et la place des Pyramides, un hommage traditionnel est rendu à la patronne secondaire de la France.

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