Illustres tombes - Paris / 11è au 20è


Eglise Ste Marguerite / 11è

de BOURBON Louis XVII (1785 – 1795*)
Dans le petit cimetière attenant, qui fut utilisé de 1617 à 1806, contre le mur de la Chapelle des Ames du purgatoires se dresse une petite croix de pierre avec l’inscription : L …XVII 1785-1795 Attendite et videte si est dolor sicut meus (arrêtez vous et voyez s’il est une douleur comme la mienne). C’est dans ce cimetière qu’a été inhumé, le 10 juin 1795, l’enfant de Louis XVI et de Marie Antoinette. Louis XVII repose donc dans cet enclos, entouré de 73 décapités provenant des exécutions effectuées place de la Bastille et de la Nation, du 9 au 12 juin 1794, pendant qu’on apprêtait les fosses à Picpus.
* De nombreux historiens remettent en cause l’identité de cette tombe et le fait qu’elle contienne réellement la sépulture de Louis XVII.

de LAMBALLE Princesse (1749 – 1792)
Cette proche de Marie-Antoinette fut assassinée le 3 septembre 1792 par les révolutionnaires, à la prison de la Force.
Dans le quadrilatère formé par les rues Vollon, Théophile-Roussel, Baudelaire et le Faubourg, subsiste encore, enfouie on ne sait en quelle partie, la tête de la Princesse de Lamballe. Ce détail, quasi ignoré, figure dans le procès- verbal découvert par L. Fassy aux archives de la préfecture de police, brûlées depuis lors en 1871.

 

Cimetière de Picpus / 12ème

Victimes de la Révolution
En 1794, la guillotine dressée en permanence émigra deux fois ; d’abord installée place de la Concorde, elle fut érigée le 9 juin place de la Bastille puis trois jours après les protestations des riverains, elle fut déplacée à la place de la nation dite place du Trône renversé. Il fallut alors trouver un terrain proche pour inhumer la trentaine de victimes journalières. Le choix de la commune se porta sur le jardin d’un couvent de chanoinesses devenu bien national.

Le 14 juin 1794, des terrassiers vont ouvrir une brèche dans un mur au nord, et creuser deux vastes fosses de 8 mètres sur 6 et 6, destinées à recevoir un sanglant tribut … L’opération était menée par Sanson, qui, le 17 juin 1794, décapita 54 personnes en 24 minutes.

Les exécutions avaient lieu vers 17 heures, puis les corps étaient aussitôt jetés sur un tombereau bas, peint en rouge. Le cortège, escorté de gendarmes, prenait un chemin de terre (l’actuel trottoir des numéros impairs du boulevard de Picpus) jusqu’au square Courteline et, de là, tournait à droite dans un second chemin devenu l’avenue de St Mandé, après 100 mètres ; il se dirigeait sur la brèche ouverte, puis déversait à terre les cadavres.

Les aides du bourreau les dépouillaient totalement de leurs vêtements qui devaient être remis par eux à l’Hôtel Dieu. Puis les corps sanglants, sans tête et nus, étaient alors tirés par les pieds jusqu'à la fosse où on les tassait. En 6 semaines, du 14 juin au 28 juillet, la première fosse reçut 1002 suppliciés, la seconde 354 soit un total de 1 356 personnes : 579 ouvriers, 178 militaires, 136 magistrats ou avocats, 108 ecclésiastiques, 108 aristocrates, 123 ménagères, 51 dames de noblesse et 23 religieuses.

En 1805, les familles des personnes inhumées à cet endroit s’associèrent pour racheter le couvent et y installèrent une congrégation de religieuses. On créa aussi un cimetière privé, où ces familles se firent enterrer pour reposer près de leurs parents assassinés. Au milieu de ces tombes surchargées d’écussons se trouve celle de l’historien Lenôtre, en hommage à ses travaux remarquables.

Ce cimetière est réservé aux seuls descendants des victimes ensevelies en 1794.

 

Cimetière du Montparnasse / 14è

BOURGET Paul (1852 – 1935)
Il est un des plus grands écrivains de mœurs et de ce qu’on peut appeler le roman national. A la charnière des 19 et 20è siècle, son œuvre fait ressortir une grande psychologie humaine, reliée à la morale chrétienne et à l’enracinement ancestral, dans de très beaux romans à thèse. Reçu à l’Académie Française en 1894, il est mort le 25 décembre 1935 à Paris. On retiendra notamment L’émigré et Le disciple.


BRUNETIERE Ferdinand (1849 – 1906)
Antidreyfusard affirmé par respect des institutions et co-fondateur de la Ligue de la patrie française en décembre 1898, Ferdinand Brunetière était né à Toulon, le 19 juillet 1849.

Fils d'un polytechnicien contrôleur de la Marine, il échoue à l'École normale supérieure (ENS) en 1869 et 1870. Auteur pour la Revue des Deux Mondes dès 1875, il en est le secrétaire de rédaction de 1877 à 1893. Nommé maître de conférences à l'ENS en 1886, il est l'un des critiques littéraires européens les plus notoires. Adversaire résolu des romans naturalistes de Zola, il ne veut pas avoir d'opinion personnelle sur la culpabilité de Dreyfus. Académicien français depuis 1894, défenseur de l'idéal catholique romain, l'ancien libre-penseur soutient que porter atteinte à l'honneur de l'armée, c'est fragiliser la démocratie.
Le 15 mars 1898, il écrit :

" quand l'intellectualisme et l'individualisme en arrivent à ce degré d'infatuation d'eux-mêmes, c'est qu'ils sont ou qu'il deviennent tout simplement l'anarchie ".

Il voit dans les intellectuels dreyfusards des irresponsables et affirme :
" L'intervention d'un romancier, même fameux, dans une question de justice militaire m'a paru aussi déplacée que le serait, dans la question des origines du romantisme, celle d'un capitaine de gendarmerie ". Voulant que les savants inclinent " leur logique devant la parole d'un général d'armée ", il subit une campagne hostile dans Le Siècle où est défendue la souveraineté de la conscience et la possibilité pour un sage d'avoir raison contre l'erreur publique.F. Brunetière s'éloigne de la Ligue de la patrie française un an après l'avoir fondée ; il poursuit la publication de huit volumes d'Études critiques sur l'histoire de la littérature française. Il meurt à Paris, le 9 décembre 1906.


CARMET Jean (1906 – 1996)
Né le 18 août 1906 à Paris, Carmet fut un grand acteur français, symbole de la France des terroirs ; cet épicurien amateur de bonnes bouteilles incarna dans environ 200 films le second rôle préféré des Français. Il débuta en 1943 dans Les Enfants du Paradis, mais c’est seulement quarante ans plus tard qu’il se fit vraiment connaître, dans le Grand blond avec une chaussure noire. Personnage souvent débonnaire et sympathique (La Soupe aux choux), il endossa parfois des rôles très antipathiques (il est Thénardier dans Les Misérables de Hossein). Jean Carmet, décédé le 31 octobre 1996 à Clamart, était proche de la droite nationale et notamment ami d'Audiard et du caricaturiste ADG.


COPPEE François (1842 – 1908)
Né à Paris le 26 juillet 1942, Coppée fut le poète populaire et sentimental de Paris et de ses faubourgs, des tableaux de rue intimistes du monde des humbles, ainsi qu’un auteur dramatique. Ses thèmes sont le patriotisme instinctif, la joie d’un nouvel amour et la pitié envers les pauvres, traitant chacun de ces sujets avec sympathie et pénétration.

Après avoir étudié au Lycée parisien Saint-Louis il devint un employé de bureau au ministère de guerre puis occupa un emploi à la bibliothèque du Sénat, avant d’être nommé en 1878 archiviste de la Comédie.

Ce " pâle enfant du vieux Paris " fut aussi l’un des fondateurs de la Ligue de la Patrie Française dont il fut président d’honneur, et un anti-dreyfusard affirmé. Après avoir occupé un emploi à la bibliothèque du Sénat, Coppée fut choisi en 1878 comme archiviste de la Comédie Française, poste qu'il garda jusqu'en 1884, date de son élection à l’Académie Française. Il est mort le 23 mai 1908 à Paris.


LAVAL Pierre (1883 – 1945)
Homme politique majeur de la 3è République, maire d’Aubervillier de 1923 à 1945, Pierre Laval fut un homme politique habile et diplomate dont la carrière s’acheva au sein de l’Etat Français.

Avocat, député socialiste pendant la Première Guerre mondiale, Pierre Laval passe ensuite à la droite parlementaire avant de devenir anti-parlementaire. Il est plusieurs fois ministre et Président du Conseil pendant les années 20 et les années 30 avant d’être écarté du pouvoir en janvier 1936. En 1931, il est élu ‘Homme de l’année’ par le Time Magazine américain.

Vice-président du Conseil de juillet à décembre 1940 : il mène une politique de collaboration active avec l'Allemagne, qui lui vaut d’être révoqué et arrêté le 13 décembre 1940 puis libéré à la demande de l'Allemagne ; le 27 août 1941, il est victime d’un attentat et blessé à la caserne Borgnis-Desbordes de Versailles, à l’occasion d’une manifestation en l’honneur de la Légion Française des Combattants. Il reprend la tête du gouvernement du 18 avril 1942 au 17 août 1944. Souhaitant la victoire de l'Allemagne pour le bien de la France, et non sa disparition, il créé en 1942 le Service du Travail Obligatoire et en 1943 la Milice.

De ses origines populaires, Laval gardera toute sa vie un parler direct et familier, volontiers badin, souvent très croustillant, ce qui ne doit pas dissimuler son bagage culturel acquis. De caractère calculateur en même temps que bon, il laissa une marque impopulaire alors qu’il semble avoir œuvré, même au travers d’une politique de collaboration allant au-delà de la ligne de l’Etat Français, pour sauver ce et ceux qui pouvaient l’être. En juillet 1942, c’est dans une intention d’humanité qu’il demande que les enfants israélites puissent accompagner leur parents chassés emmenés par l’armée allemande. De plus, afin d’éviter un mal plus grand, il se donna pour objectif de sauver les juifs français, ce qui fut une réussite si l’on compare le cas de la France avec les autres pays occupés par l’Allemagne. En novembre 1942, le grand rabbin Hirschler en visite à Vichy déclare au Maréchal Pétain que " Les Juifs français n’oublieront jamais ce qu’il a fait pour eux ".

Arrêté par les Américains en 1945, il est jugé par un tribunal français, condamné à mort pour haute trahison et fusillé le 15 octobre 1945 à la prison de Fresnes, après avoir tenté de se suicider et demandé de mourir en gardant son foulard tricolore : " Je désire le garder pour le voyage (…) j’adresse mon dernier salut à la France que j’ai servie. Ma dernière pensée est pour elle ".


Le GROIGNEC Général (1918 – 1919)
Après une prestigieuse carrière militaire dans l’armée de l’Air (1939-45, Indochine, Suez et Algérie) couronnée par un poste de directeur des études du Centre des Hautes Etudes Militaires entre 1968 et 1970 puis de Commandant de la Défense Aérienne française basée à Taverny, le général Le Groignec entama une longue œuvre de défense et de réhabilitation du Maréchal Pétain à travers des ouvrages et articles d’une grande valeur historique.

Cet engagement lui valut d’être président de l’Association pour la Défense du Maréchal Pétain entre 2001 et 2008 et co-propriétaire de la concession du Maréchal Pétain à l’île d’Yeu.

Il est décédé le 21 janvier 2009 et ses obsèques ont été célébrées le 27 janvier 2009 à la chapelle St Louis de l’Ecole Militaire de Paris. Parmi la dizaine de livres magistraux dont le Général le Groignec fut l’auteur, citons Pétain, gloire et sacrifice ou encore Pétain face à l’Histoire.


LITTRE Emile (1801 – 1881)
Né à Paris le 1er février 1801, Littré est un lexicographe et philosophe français, surtout connu pour son Dictionnaire de la langue française communément appelé Le Littré.

Envoyé au lycée Louis le Grand, où il eut pour amis Louis Hachette et Eugène Burnouf, il s’engagea vite dans une carrière littéraire, philosophique et politique. Savant de renom, membre de l’Académie française en 1871, il acheva en 1872 son fameux Littré, il mourut à Paris le 2 juin 1881.


PETAIN Maréchale (1877 – 1962)
Alphonsine Eugénie Berthe Hardon est née le 5 octobre 1877 à Courquetaigne (Seine-et-Marne). N'aimant pas son prénom, Eugénie, elle se fait appeler Annie ou Ninie. Fille d'Alphonse Eugène Hardon (qui a épousé en 2e noces Marie Porlier ; celle-ci se remarie ensuite avec le peintre Gabriel Ferrier), elle a quatre ans et demi, lorsque, en 1881, le sous-lieutenant Pétain (26 ans et demi), en garnison à Menton, fait sa connaissance dans un bal costumé (elle était en bouquetière et lui en jockey).

En 1901 (âgée de 24 ans), elle a avec lui, alors commandant, une liaison passagère, alors qu'elle est élève à l'académie Jullian. Il la demande en mariage mais la famille le décourage en raison de la différence d'âge.

Eugénie épouse le 19 février 1903 un interne des Hôpitaux, François Dehérain. Pendant 20 ans, Eugénie travaille dans une galerie de tableaux de l'avenue Matignon.

Pétain la revoit en 1913. Une séparation est intervenue entre les époux Dehérain ; leur divorce est prononcé en 1914. Elle redevient la même année la maîtresse de Pétain. Celui-ci l'épouse civilement, le 14 septembre 1920, à 10 heures, à la mairie du VIIe arrondissement de Paris. Elle a 42 ans et lui 64. Elle meurt le 30 janvier 1962 à huit heures du matin, à l'âge de 84 ans.


PICHEGRU Jean-Charles, général (1761 - 1804)

D’abord dévoué à la Révolution, le général Pichegru finit par changer de camp pour se mettre au services des contre-révolutionnaires et du Prince de Condé, dès 1795. Déjà banni en Guyane en 1797 pour avoir participé aux complots du Prince de Condé contre la Révolution, puis évadé, il participe en janvier 1804 à la conspiration de Cadoudal contre Napoléon, qu’il était prévu d’enlever ; arrêté, il est interné au Temple et retrouvé étranglé le 4 avril 1804 dans sa cellule, celles des Pas perdus.

Le Général Pichegru fut inhumé dans l’ancien cimetière Ste Catherine, remplacé en 1824 par celui de Montparnasse.Un monument lui fut élevé par la piété filiale d’Elisabeth Pichegru.


STIRBOIS (Jean-Pierre 1945 – 1988 ; Marie-France 1944 – 2006)
Les époux Jean-Pierre et Marie-Françoise Stirbois furent des cadres historiques du Front National, proches du courant solidariste.

D'une droiture irréprochable, Jean-Pierre Stirbois avait été le premier homme politique du Front a empocher un grand succès, lors des municipales de Dreux en 1983 où, allié avec M. Hieaux et le RPR-UDF, il avait réussi à faire chasser les socialos-communistes de la mairie grâce à un front anti-marxiste. Ce succès retentissant et très médiatique, à l'époque, allait inscrire le Front National comme une alternative crédible au pouvoir d'un système pourri aux mains d'une tripotée de "pourris" de la bande des 4.

Jean-Pierre Stirbois fut également élu député européen en 1984 et député national en 1986 ainsi que membre du bureau politique du Front National. Engagé en 1977 aux côtés du Front National, il en a eu en charge l'organisation et a mis en place de solides réseaux, devenan même le Secrétaire Général du Front National. Jean-Pierre Stirbois est mort le 5 novembre 1988 dans un accident de voiture à Pontchartrain dans les Yvelines.

Sa veuve Marie-France, qui connut son mari aux comités Tixier-Vignancourt après avoir milité pour l’Algérie française et Occident, allait poursuivre le combat à Dreux, où elle perpétua les succès frontistes ; élue à Dreux de 1989 à 1993 sous divers mandats, elle fut aussi députée européenne de 1994 à 1999 puis de 2003 à 2004 et membre du bureau politique du Front National. Elle est décédée le 17 avril 2006.

 

SYVETON Gabriel (1864 – 1904)
Historien et député nationaliste, co-fondateur de la Ligue de la Patrie Française, Gabriel Syveton est mort à Neuilly sur Seine le 8 décembre 1904, probablement assassiné ; le 4 novembre 1904, il avait, en pleine séance de l’Assemblée Nationale, violemment attaqué le gouvernement anti-clérical compromis dans l’affaire des fiches, puis giflé le Général André.

 

VEUILLOT Louis (1813 – 1883)
Grand écrivain catholique polémiste, il fut un ardent défenseur de l’enseignement privé. Son œuvre écrite est immense et fait partie du patrimoine littéraire et catholique. Il est mort le 7 avril 1883 à Paris.

 

Cimetière de Grenelle / 15è

CONDOURET
L’aviateur mourut en 1929 en tentant la traversée de l’Atlantique.


de MADELIN Louis (1871 – 1956)
Ancien élève de l'École des chartes, agrégé d'histoire, membre de l'École française de Rome et de l’Académie française, décoré de la Croix de guerre en 1918, Louis de Madelin fut professeur à la faculté des lettres de Paris. Il fut également historien et député dans le bloc ultra conservateur de la Fédération Républicaine, celui que joignit Barrès après l’effacement de la Ligue de la Patrie Française.

A la mort de Lyautey, Louis de Madelin présida en Lorraine l'Association des Amis du berceau de Jeanne d'Arc, qui organisera des manifestations de masse de 1937 à 1939 à Domrémy, sous l'égide des Compagnons de Jeanne d'Arc.

 

Cimetière de Vaugirard / 15è

Victimes de la Révolution
Créé en 1784, le cimetière de Vaugirard s'étendait entre la rue de Vaugirard et le chemin de Sèvres à l'emplacement actuel du boulevard Pasteur, du lycée Buffon et de la rue de Staël. Il comportait deux portes : une sur la rue de Vaugirard, l'autre sur le chemin de Sèvres (rue Lecourbe). Une trentaine de martyrs des Carmes ont été inhumés dans une fosse commune ‘proche de l'entrée’. Les inhumations s'y faisaient en fosses communes ; on creusait une nouvelle fosse avant d'avoir fini de remplir la fosse en cours d'utilisation.

Le cimetière a été désaffecté en 1824, et les ossements transférés aux Catacombes.

 

Cimetière d’Auteuil / 16è

BASSOMPIERRE Jean (1914 – 1948)
Ami de Joseph Darnand, membre des Jeunesses patriotes et de la Cagoule, Bassompierre retrouve Darnand à Nice en août 1940 et devient secrétaire général de la Légion française des combattants des Alpes-Maritimes. Il rejoint la LVF sur le front de l'Est en 1943. Rappelé par Darnand, il est nommé inspecteur général de la Milice en 1944. Après la Libération de Paris, il intègre la division Charlemagne qui se bat à Berlin. Arrêté par les Soviétiques, il est extradé vers la France en 1948, jugé, condamné à mort et fusillé le 20 avril 1948.

 

Cimetière de Passy / 16è

BARRIAS Louis-Ernest (1841 - 1905)
Né à Paris le 13 avril 1841, après l'école des Beaux-Arts en 1858 Barrias fut engagé sur le chantier de l'Opéra et ne tarda pas à devenir un sculpteur neo-classique de premier ordre. On lui doit de nombreuses oeuvres en marbre (en partie exposées au musée d'Orsay ou au Père Lachaise) dont La Défense de Paris (bronze patriotique réalisé en 1883 au Pont de Courbevoie et qui donna son nom à La Défense) ou la Jeanne d'Arc de Bonsecours près de Rouen. Barrias est décédé à Paris le 4 février 1905.

BELLONTE Maurice (1896 - 1984)
Associé à Costes, cet aviateur a réussi la première traversée de l'Atlantique est-ouest en 1930, avec le Bréguet XIX désormais en exposition au Bourget. Il est mort à Paris le 14 janvier 1984.

CHIAPPE Jean (1878 - 1940)

Ce haut fonctionnaire et homme politique, proche des milieux nationalistes et populaire dans le milieu des policiers (il améliora leur conditions de travail), fut préfet de police de Paris de 1927 au 3 février 1934, jour où la République le révoque ; son éviction fut une des causes du 6 février 1934. Il est élu président du conseil municipal de Paris en 1935 puis député de la Seine en 1936 avec les Indépendants Républicains. Le 25 novembre 1940 il est nommé haut fonctionnaire de France au Levant, mais l'avion le menant dans cette région (piloté par Guillaumet) est abattu par erreur. Jean Chiappe est cité par Pétain à l'ordre de la nation. Il est le père de Jean-François Chiappe.

COSTES Dieudonné (1892 - 1973)
Après avoir réussi en 1927 la première traversée Atlantique sud avec Le Brix et reçu un accueil triomphal à Paris le 14 avril 1928, cet aviateur as de la 1è guerre mondiale réussit en 1930, avec Bellonte, la première traversée de l'Atlantique est-ouest. Il est mort à Paris le 18 mai 1973.

DASSAULT Marcel (1892 - 1986)
Né à Paris le 22 janvier 1892 et mort à Neuilly sur Seine le 1 7avril 1986, Dassault né Bloch se retrouve au lycée Condorcet puis à l'école Bréguet et à l'Ecole Supérieure d'Aéronautique, avant de créer son premier avion en 1917 puis de fonder sa société de construction aéronautique, qui deviendra le groupe Dassault Aviation : elle produira les avions à réaction français. Converti au catholicisme en 1950, Dassault soutint financièrement le Front National dans les années 1980. Hergé se servit de lui pour créer le personnage de Laszlo Carreidas dans Vol 714 pour Sydney.

DEBUSSY Claude (1862 - 1918)
Ce pianiste et compositeur français, inspiré par Wagner et héritier de Wagner et Ravel, naquit à St Germain en Laye le 22 août 1862. Après un apprentissage difficile et un talent tardivement reconnu, il dut attendre le début du 20è siècle pour connaître le succès à travers des oeuvres pour ochestre et pour piano. Debussy signait ses partitions 'Claude de France', s'adjugeant un rôle national et étant né au même lieu que Louis XIV de France. Décédé à Paris le 25 mars 1918, il fut inhumé au Père Lachaise sous les obus de la Grosse Bertha avant d'être transporté au cimetière de Passy.

FARMAN Henri (1874 - 1958)

Le 13 janvier 1908, cet aviateur et constructeur d'avions réussit au-dessus du terrain d'Issy Les Moulineaux le premier vol en circuit fermé. Avec le succès des premiers Avions Farman, il crée avec ses frères en 1924 la Société Générale des Transports Aériens, qui sera ensuite intégrée à Air France. Farman, qui s'est illustré dans de nombreux vols et courses aériennes, a un monument à sa gloire près de l'héliport de Paris. Il est né et mort à Paris les 26 mai 1874 et 26 août 1958.

FAURE Gabriel (1845 - 1924)

Grand compositeur français classico-romantique, Fauré fut d'abord l'élève de Saint-Saëns à l'école parisienne Niedermeyer avant d'être organiste à Saint Sulpice et La Madeleine puis professeur et directeur entre 1905 et 1920 du Conservatoire de Paris. Il composa notamment un Requiem et un Cantique de Jean Racine. Né et mort à Paris les 21 mai 1845 et 4 novembre 1924, Fauré eut ses funérailles à la Madeleine.

FERNANDEL (Fernand Joseph Désiré Contandin, 1903 – 1971)
Grand chanteur et acteur français, il eut un succès énorme notamment par son style méditerranéen, son physique chevalin et son humour imparable. Fernandel est mort à Paris le 26 février 1971, dans son appartement de l’avenue Foch.


FREMIET Emmanuel (1824 - 1910)
Ce sculpteur neoclassique, né et mort à Paris les 24 décembre 1824 et 10 septembre 1910, a excellé dans les productions naturalistes et aussi patriotiques, puisqu'il est l'auteur en 1874 de la statue de Jeanne d'Arc de la place parisienne des Pyramides, première statue équestre de la sainte, qu'il remplaça en 1889 par une version plus achevée. Il fut élu membre de l'Académie des Beaux-Arts en 1892.

GENEVOIX Maurice (1890 - 1980)

Profondément marqué par la première guerre mondiale, doué de talents poétiques et épris d'un sens du devoir de la transmission, Genevoix fut un écrivain réaliste abordant les thèmes de la guerre, du terroir, de la mort et de l'enfance. Il reçut le prix Goncourt en 1925 et fut élu à l'Acédémie Française en 1946.

GIRAUDOUX Jean (1882 - 1944)

Ecrivain et diplomate, Giraudoux commença par de brillantes études au lycée Lakanal de Sceaux puis à l'Ecole Normale Supérieure parisienne et à la Sorbonne. Membre des Affaires Etrangères dès 1910, il écrit en 1934 La guerre de Troie n'aura pas lieu puis Pleins pouvoirs en 1939. De juillet 1939 à mars 1940 il est Commissaire Général à l'Information. Installé auprès de sa mère à Vichy en juin 1940, il est nommé à l'automne 1940 directeur des monuments historiques. Il est mort à Paris le 31 janvier 1944.

HERVIEUX Paul (1857 - 1915)
Avocat, diplomate et homme de lettres, Hervieu collabora en 1883 et 1884 au journal satirique Les Grimaces, pourfendeur des oligarchies ayant fait main basse sur la France. A la manière de Bourget, il écrit des romans sociaux psychologiques ou les valeurs traditionnelles et morales sont exaltées. Né à Neuilly sur Seine le 2 septembre 1857, il est mort à Paris le 25 octobre 1915.

HUNTZIGER Charles (1880 - 1941)
Combattant des deux guerres mondiales, le général Huntziger présida la délégation française chargée de signer l'armistice du 22 juin 1940, puis fut secrétaire d'Etat à la guerre de Vichy et commandant en chef des forces terrestres en septembre 1941.

MANET Edouard (1832 - 1883)

Ecolier à la butte Montmartre, Manet eut M. Proust pour camarade. Peintre majeur, représentant de l'art académique et réaliste mais parfois choquant et d'avant -garde, il se forma quasi librement : il est un peintre d'atelier (rue Lavoisier à Paris), dont les oeuvres ne tardent pas à avoir du succès et à figurer au Salon de Paris. A l'été 1874 il se retrouve sur un bateau-atelier entre Gennevilliers et Argenteuil en compagnie de Renoir et Monet, tandis qu'on le voit souvent au jardin des Tuileries pour esquisser des portraits. Il a notamment peint L'évasion de Rochefort, Argenteuil, Les courses à Longchamp, La musique aux Tuileries ou La rue Mosnier aux drapeaux. Manet est né et mort à Paris les 23 janvier 1832 et 30 avril 1883.

RENAULT Marcel (1872 - 1903)
Industriel et coureur automobile, il cofonda l'Empire Renault avec ses deux frères en 1899, à Boulogne. La même année en compagnie de son frère Louis, il gagne Paris-Trouville avec l'une des premières voitures de l'atelier. Puis ce sera Paris-Ostende, Paris-Rambouillet, Toulouse-Paris et Paris-Vienne. Il meurt lors du Paris-Madrid.

SERGENT Pierre (1926 - 1992)

Le capitaine Pierre Sergent fut un soldat français et un chef de l'Organisation Armée Secrète (OAS). Il commençe sa carrière militaire dans le maquis à l'âge de 17 ans, puis suit une carrière d'officier dans la Légion Etrangère après un passage à Saint-Cyr-Coëtquidan. A sa sortie de l'ESM en 1949, il est affecté au 1er Regiment Etranger à Saïda (Algérie). Lieutenant, il combat au 1er Bataillon Etranger de Parachutistes durant la guerre d'Indochine (1951-1953), où il est grièvement blessé, puis comme capitaine pendant la guerre d'Algérie au sein du 1er Régiment Etranger de Parachutistes (1958-1961), après avoir été affecté au 1er Régiment Etranger d'Infanterie en 1956.
Après l'échec du putsch d'Alger en avril 1961, il passe à l'OAS dont il devint le chef pour la métropole (OAS-métro). Pendant sept ans, il échappe aux recherches policières tandis qu'il est condamné à mort par contumace deux fois. Il est finalement amnistié après les évènements de mai 1968. Proche des milieux solidaristes, en particulier du Mouvement Jeune Révolution et de Jean-Pierre Stirbois, il est élu en 1986 député des Pyrénées-Orientales sous l'étiquette du Front national, après un passage au Centre National des Indépendants et Paysans.

Pierre Sergent, décédé en 1992, est l'auteur de nombreux livres sur la Légion étrangère et sur la guerre d'Algérie comme Ma peau au bout de mes idées, La bataille, Je ne regrette rien, Le malentendu algérien, Lettre aux officiers, L'odyssée du 5è étranger, Les voies de l’honneur, La Légion saute sur Kolwezi et Camerone.


TAZZIEF Haroun (1914 - 1998)
Ce géologue et volcanologue renommé a été naturalisé français en 1971. Chargé de cours à la Faculté des Sciences de Paris en 1958, il est nommé directeur du laboratoire de Volcanologie de l'Institut Physique du Globe de Paris puis chargé des cours à la Faculté des Sciences d'Orsay. En 1972 il devient directeur de recherches du CNRS au Centre de Gif sur Yvette. En plus de ses nombreuses expéditions, de 1973 à 1976 il est responsable volcanologique des montagnes Pelé et Soufrière à la Martinique et en Guadeloupe. Tazzief, ami de Hergé qu'il comparait à Jules Verne, fut aussi connu pour avoir dénoncer les fausses peurs comme l'amiante, l'effet de serre et le trou de la couche d'ozone.
 

Eglise St Sulpice / 16è

Ecclésiastiques
Dans la crypte même, on trouve une dizaine de sépultures de cardinaux, archevêques ou évêques.


BEJART Armande (1642 – 1700)
Cette comédienne fut l’épouse de Molière.


de POLIGNAC Melchior, Cardinal (1661 – 1741)
Ce prélat fut aussi un diplomate et poète franco-latin. Il est notamment l'auteur d'un poème latin de plus de dix mille vers, Anti-Lucretius. Il mourut à Paris le 20 novembre 1941.


de SAINT ALBIN Louis-Charles (1698 – 1764)
Il fut évêque de Laon et de Cambrai.

 

Cimetière des Batignolles / 17è

DARNAND Joseph (1897 – 1945)
Héros des deux premières guerres mondiales, seul sous-officier fait officier de la Légion d'Honneur dans la cour des Invalides, Joseph Darnand fut aussi, dans l’entre-deux guerres et le pays niçois, un militant nationaliste engagé successivement dans l’Action Française, les Croix de Feu, le Parti Populaire Français puis la Cagoule.

Ses talents d’organisateur et ses qualités de soldat l’amènent à diriger, après l’armistice de 40, un regroupement patriotique des anciens combattants au service de la régénération nationale, la Légion Française des Combattants ; puis Darnand dirigea deux structures issues de la première, à savoir le Service d’Ordre Légionnaire et enfin la Milice, à l’objectif plus policier. Même si, au milieu des violences intérieures entraînées par l’Occupation et d’actes de résistance anarchiques ou communistes, le rôle de maintien de l’ordre du SOL et de la Milice évolua vers un durcissement brutal qui n’épargna pas de braves résistants, Joseph Darnand affirma avoir fait son devoir loyalement, sans double-jeu. Ce héros de guerre et valeureux soldat, dont les derniers combats auront été délivrés en 1945 contre les communistes italiens, fut arrêté puis fusillé le 10 octobre 1945 au fort de Châtillon.


Cimetière du Calvaire / 18è

Soldats de 1814
Dans cet enclos dorment dans une fosse commune, à l’emplacement exact ignoré, près de 1 000 soldats français, russes et allemands tués dans les combats au pied de la butte les 29 et 30 mars 1814. Ils y reçurent sépulture grâce au curé de St Pierre de Montmartre, l’abbé de Balzère, auquel on doit aussi la rue Lepic dont il avait obtenu de Napoléon 1er la construction lorsque celui-ci était venu un jour sur ces hauteurs.


Cimetière Montmartre / 18è

Gardes Suisses
Lors de l’insurrection du 10 août 1792, près de 800 suisses de la garde royale furent massacrés, la plupart pour avoir respecté l’ordre écrit de Louis XVI de déposer les armes. 500 cadavres furent dirigés vers une ancienne carrière de Montmartre, à l’emplacement actuel de la 23è division (avenue des carrières).

AUTANT-LARA Claude (1901 – 2000)
Après avoir passé son enfance dans l’hôtel particulier familial au 2 rue Emile Ménier dans le XVIè, élève au lycée parisien de Jeanson de Sailly, il intègrera à Paris l’Ecole des Arts et Décorations puis l’Ecole des Beaux-Arts. Sa longue carrière de réalisateur aura son apogée avec La Traversée de Paris.

Comme le dit Francis Girod le 17 décembre 2003, il aimait à se définir comme " le poivre sur la plaie, l’huile sur le feu, le feu aux poudres ". [discours de réception à l’Académie des Beaux-Arts et hommage à Claude Autant-Lara]


DUPRAT François (1940 – 1978)
Ce cadre du Front National des origines fut assassiné le 18 mars 1978 dans l’explosion de sa voiture piégée, entre les deux tours des législatives.

D'abord attiré par l'extrême-gauche, brièvement trotskiste à l'âge de 16 ans, un temps membre de l'Union de la Gauche Socialiste, il évolue rapidement vers la droite nationale : il dirige de facto la revue de Maurice Bardèche, Défense de l'Occident, et est documentaliste de Roland Gaucher pour son ouvrage L'Opposition en URSS 1917-1967 (Albin Michel, 1967). Il passe successivement par Jeune Nation, le Parti Nationaliste créé à l'automne 1958 autour de Pierre Sidos et Dominique Venner, l'OAS — ce qui lui valut d'être emprisonné — et la Fédération des Etudiants Nationalistes dont il est exclu début 1964. Il milite ensuite à Occident — dont il est exclu en 1967 — et Ordre Nouveau.

À la fin de ses études, il est coopérant en Congo et s'occupe un temps de la propagande de Moïse Tshombe à l’Agence Congolaise de Presse. Durant la guerre du Biafra, il se rend au Nigeria pour transmettre des fonds aux autorités et met en place un comité anti-Biafra, le " Comité France-Nigeria ".

Ayant des liens avec le Fatah et le FPLP, il aurait, aux côtés de Maurice Bardèche, joué un rôle non négligeable dans la naissance d'un " antisionisme d'extrême droite ". En mars 1978, il crée un Rassemblement pour la libération de la Palestine.

Il publie l'hebdomadaire Les Cahiers européens et la Revue d'histoire du fascisme.

Adhérant au Front National à partir de septembre 1974, il devient membre de son bureau politique et le demeure jusqu'à sa mort. Duprat, qui y est notamment chargé de la commission électorale, y représente la tendance ‘dure’ et anime également les Groupes Nationalistes Révolutionnaires (GNR) aux côtés d’Alain Renault. Il contribua à Rivarol sous les pseudonymes de François Solchaga ou François Cazenave, ainsi qu'au National.

L’assassinat de François Duprat, le 18 mars 1978, n’a pas été élucidé. Ses obsèques, auxquelles participèrent toutes les familles de la droite nationale, mêlant militants du Front National, ceux du PFN, les monarchistes et les solidaristes, eurent lieu en l'église Saint Nicolas du Chardonnet.

Chaque 18 mars, Jean-Marie Le Pen vient rendre hommage à ce " passionné de la vérité historique ", ce " combattant ", ce " politique jusqu'au bout des ongles ". [18 mars 2008, hommage de JMLP à F. Duprat]


GUERIN Jules (1860 – 1910)
Journaliste nationaliste, membre actif de la Ligue nationale antisémitique de France fondée en 1889 par Drumont et de la Ligue de la Patrie Française, il fonda en 1898 la Ligue antimaçonnique et antisémite du Grand Occident de France par opposition à la loge du Grand Orient de France et à la corruption grandissante du capitalisme cosmopolite apatride.

Impliqué dans la tentative de coup d’état nationaliste de 1899 puis dans l’épisode de Fort Chabrol (12 août au 20 septembre 1899), il fut condamné en 1900 à 10 ans de prison, peine commuée en bannissement.

Alors que Drumont fut le journaliste, le polémiste, le théoricien, Guérin était, pour sa part, le chef, l'homme d'action, le militant de choc.

GUITRY Sacha (1885 - 1957)
Comédien, dramaturge, réalisateur de cinéma, auteur prolifique de pièces de théâtres, il fut arrêté en août 1944 à Paris et emprisonné d’août à octobre 1944, sous le prétexte qu’il avait continué à travailler pendant la guerre et qu’il était proche d’Arletty. Alain Decaux évitera le pillage de sa maison car, à l'époque mobilisé et connaissant Guitry, il demande à surveiller sa maison. En souvenir de ce beau geste, Lana Guitry lui offre l'émeraude que Sacha portait et qui trône désormais sur la poignée de son épée d'académicien. Auteur à quatre mains en compagnie de son frère Jean, écrivain et chroniqueur patriote et catholique, proche de Lyautey, Péguy et Barrès avec qui il collabora, il fut avec son frère Jean membre de l’Académie Française.

Interné à Drancy, il est ensuite transféré à la Santé et enfermé dans la cellule 42 avec l’ex-ministre de l'Education du Maréchal Pétain. Prisonnier, il subit menaces, insultes et aussi demandes d'autographes.

Bientôt Tristan Bernard intercède auprès du juge d'instruction en faveur de celui qui l'a sauvé en 1943. Le 24 octobre 1944, deux mois après son arrestation, Sacha Guitry est libre. Le 8 août 1947, le commissaire du gouvernement rend une décision de non lieu, rien n'ayant été trouvé au cours de l'enquête et beaucoup d'accusations ayant été reconnues comme fausses.

" Il n'y avait donc pas lieu ! ", commenta ironiquement Sacha Guitry, qui déclara par ailleurs : " La Libération ? Je peux dire que j'en ai été le premier ‘prévenu’ ".

Décédé le 24 juillet 1957 à Paris, il a écrit 4 ans d'occupations et 60 jours de prison au sujet de ses emprisonnements à la Libération.

de LOYNES Comtesse (1837 – 1908)
Née Marie Anne Detourbay, cette grande dame proche des milieux littéraires de la deuxième moitié du 19è siècle tenait un salon très couru au 152 avenue des Champs-Elysées, considéré comme l’anti-chambre de l’Académie Française. S’y côtoyaient le général Boulanger, Renan, Léon Daudet, Rochefort, Maupassant, Anatole France, Maurras, Gabriel Syveton, Ferdinand Brunetière, Barrès et celui dont elle partagea la vie, Jules Lemaître ; elle convainquit ce dernier de se lancer dans la fondation de la Ligue de la Patrie Française

MARQUET Mary (1895 - 1979)
Actrice française issue d’une famille d’artistes, elle est engagée en 1913 dans la troupe de Sarah Bernhardt et connaît ensuite la consécration par son rôle dans L’Aiglon, œuvre de son amant Edmond Rostand. Entrée en 1923 à la Comédie Française, elle joue au cinéma entre les deux guerres. Au moment de la Libération, elle est arrêtée puis envoyée à Drancy et à Fresnes, à cause de prétendues relations avec l'ennemi. Elle sera innocentée. Dans les années 50 et 60 elle tournera pour l’ORTF, et jouera notamment dans Landru ou La Grande Vadrouille. Elle est décédée le 29 août 1979 à Paris.

RENAN Ernest (1823 – 1892)
Ecrivain, philosophe et historien pré-nationaliste, il est le grand-père d’Ernest Psichari.

En 1838, à 15 ans, il entre au séminaire de Saint-Nicolas du Chardonnet à Paris. À 18 ans, au séminaire d'Issy les Moulineaux, il étudie la philosophie. À 20 ans, au séminaire de grand Saint Sulpice, il étudie l'hébreu et reçoit la tonsure. À 21 ans, il reçoit les ordres mineurs avant de délaisser cette vocation.

Membre de l'Académie des Inscriptions & Belles Lettres et de l'Académie française, grand officier de la Légion d'honneur, Renan est l’auteur de La réforme intellectuelle et morale et d’un Essai de morale et de critique. Le 11 mars 1882, il prononcera à la Sorbonne un célèbre Discours sur la nation.

Il sera professeur au Collège de France à Paris, en 1863 puis de 1871 au 2 octobre 1892, date à laquelle il y rendit son dernier soupir.


ROCHEFORT Henri (1831 – 1913)
Boulangiste, membre du comité directeur de la Ligue des Patriotes, il fut un nationaliste anti-parlementaire et anti-dreyfusard de tendance anarchiste et anti-cléricale. En 1874, il participa à la seule évasion de l’histoire du bagne de Nouvelle-Calédonie.


THARAUD Jérôme (1874 – 1953)
Auteur à quatre mains en compagnie de son frère Jean, écrivain et chroniqueur patriote et catholique, proche de Lyautey, Péguy et Barrès avec qui il collabora, il fut avec son frère Jean membre de l’Académie Française.

Cimetière Saint-Vincent / 18è

AYME Marcel (1902 – 1967)
Il fut un écrivain populaire non conformiste. Il soutint le combat de l’Algérie Française, apportant notamment son soutien au Secours de France de Clara Lanzi, qui venait en aide aux harkis et à leurs familles rapatriés en France. 

 

Cimetière de Belleville / 20è

GAUMONT Léon (1864 – 1946)
Grand inventeur et industriel français, Gaumont fut l'un des pionniers de l'industrie du cinéma. Il fut à l'origine de la création de la société française de production Gaumont sous le nom de L. Gaumont et compagnie, en juillet 1895.

 

Cimetière Charonne / 20è

BARDECHE Maurice (1907 – 1998)
Grand écrivain, homme de lettres et polémiste, il fut un admirateur passionné et convaincu de l’école de pensée neo-fasciste et, par son mariage avec Suzanne Brasillach, le gendre de Robert Brasillach ; c’est l’exécution de ce dernier qui déterminera Bardèche à l’engagement.
Maurice Bardèche fit la plupart de ses études à Paris : entré en hypokhâgne au lycée Louis-le-Grand, il y rencontre un groupe d'étudiants dont l’écrivain non-conformiste Jacques Talagrand (plus connu sous son pseudonyme de Thierry Maulnier), son futur beau-frère Robert Brasillach et le grand professeur de littérature José Lupin, avec lequel il se lie d'une amitié définitive. En 1928 il est admis à l'Ecole Normale Supérieure, où il côtoie l’écrivain à la fois pacifiste et proche de la Révolution Nationale Claude Jamet, la philosophe de l’enracinement Simone Weil et Jacques Soustelle, homme politique du combat de l’Algérie française. Reçu à l'agrégation de lettres en 1932 et enseignant à la Sorbonne jusqu’en 1942, il collabore à des revues littéraires animées par Brasillach et Maulnier.

Bien que Bardèche, adepte de la Révolution Nationale, se soit consacré presqu’exclusivement à une tâche purement littéraire entre 1939 et 1945, sa proximité avec Brasillach et quelques articles dans Je suis partout lui valent d’être brièvement arrêté à la Libération et surtout radié de l’Education Nationale, d’où son passage dans l’nseignement privé. Il va alors se consacrer à réhabiliter et diffuser l’œuvre de Brasillach, critiquer l’épuration et défendre la Collaboration tout en critiquant la Milice, enfin contester l’ordre de 1945.

Ayant écrit entre 1948 et 1952 des ouvrages considérés comme allant à l’encontre de l’Histoire officielle, il est incarcéré à Fresnes pendant trois semaines en juillet 1954, avant d'être amnistié. Il racontera les difficultés de sa famille et son incarcération (ainsi que celle de sa femme, Suzanne), sur un ton humoristique et dramatique, dans Suzanne et le taudis (1957).

En 1951, il participe à la fondation du Mouvement Social Européen. Après avoir fondé Les Sept Couleurs, maison d'édition publiant ses livres et ceux d'autres intellectuels ‘incorrects’, il fonde Défense de l’Occident, revue qui sera un lieu de rencontre réputé des nationalistes et partisans d’une République sociale, de 1952 à 1982.

Il décède le 30 juillet 1998. Le 12 septembre 1998, une messe où assistèrent notamment Pierre Sidos et Henry Coston fut célébrée en sa mémoire à l’église de St Nicolas du Chardonnet à Paris.


BRASILLACH Robert (1909 – 1945)
Robert Brasillach, grand talent littéraire au service d’une cause qu’il assuma totalement, à savoir le fascisme enthousiasmant de la première moitié du 20è siècle, fut le symbole de la pureté de l’engagement fauchée par la barbarie de l’épuration. Né le 31 mars 1909, ce journaliste, écrivain et poète nationaliste effectua trois ans au lycée Louis-le-Grand avant d’être admis à l'École normale supérieure en 1928.

Ne tardant pas à fréquenter les écrivains non conformistes d’alors, il assure une chronique littéraire dans le quotidien l'Action Française et l’Etudiant Français dans la première moitié des années 1930 puis, de 1937 à 1943, est le rédacteur en chef de l'hebdomadaire Je suis partout. Il est aussi l’auteur de nombreux livres et poèmes où ses qualités de critique et d’écriture sont très remarquées.

A la Libération-Epuration, les écrits de Brasillach lui valent d’être recherché puis d'entraîner l'arrestation de sa mère, de son beau-père, de sa sœur Suzanne et de son beau-frère Maurice Bardèche. Il choisit alors, en septembre 1944, de se constituer prisonnier auprès de la Préfecture de police de Paris, assumant tout son engagement.

Brasillach est emprisonné à Fresnes (actuel Val-de-Marne) puis son procès s'ouvre le 19 janvier 1945 devant la cour d'assises de la Seine, qui aboutit à sa condamnation à mort le jour même, après une délibération de vingt minutes …

Malgré une pétition d'intellectuels renommés, demandant de commuer la peine prononcée en peine de prison, de Gaulle n’intervient pas et Robert Brasillach est fusillé le 6 février 1945.


BRASILLACH Suzanne (1910 – 2005)
Epouse de Maurice Bardèche, elle est la sœur de Robert Brasillach. En 1954, elle fut emprisonnée avec son mari.


MARION Paul (1899 – 1954)
Polytechnicien de très haut rang, il fut membre du Parti Populaire Français puis secrétaire d’Etat à l’information sous l’Etat Français.

 

Cimetière du Père-Lachaise / 20è

BALLU Théodore (1817 - 1885)
Né le 8 juin 1917 à Paris, détenteur du grand prix de Rome en 1940, ce fameux architecte réalisa notamment l'église de la Ste Trinité et l'Hôtel de Ville de Paris, ayant eté nommé en 1864 architecte en chef des travaux de la ville concernant les lieux de culte. Il réalisa le beffroi de St Germain l'Auxerrois et dirigea aussi la construction en 1866 de St Denis à Argenteuil. Membre de l'Académie des Beaux-Arts en 1872, il meurt à Paris le 22 mai 1885.

de BALZAC Honoré (1799 – 1850)
Grand romancier considéré comme l’un des maîtres du roman français, Balzac laisse une œuvre immense de plus de 137 ouvrages parmi lesquels on trouve des romans de psychologie, des romans historiques, des romans fantastiques, des romans réalistes, des romans poétiques enfin, inspirés par un attrait vers la société traditionnelle française et ses fondements moraux et sociaux.

Après des études qu'il achèvera à Paris (1814-1816) dans la pension Lepitre située rue de Turenne puis Institution de l’abbé Ganser rue de Thorigny, Balzac, ce passionné de romans promis à une carrière juridique arrive à convaincre sa famille de le laisser s'essayer à l'écriture. Il commence à écrire diverses oeuvres sous divers pseudonymes, qui ne lui rapporteront pas grand chose au niveau pécuniaire, mais vont contribuer à sa formation littéraire. En 1825, il achète une imprimerie mais fait rapidement faillite et, couvert de dettes, se tourne de nouveau vers le roman. Dès ses premiers succès, il est introduit dans les salons aristocratiques et littéraires notamment dans celui de Mme Récamier. C'est le début d'une vie riche en épisodes amoureux, où voyages et dépenses fastueuses riment avec les créanciers. Il est obligé de travailler comme un forcené et d'entreprendre des aventures financières ruineuses comme, par exemple, la remise en exploitation, en Sardaigne, d'antiques mines d'argent.

Grand précurseur, membre de la Société des gens de lettres dès sa création (1838), il contribue à instaurer la protection du droit d'auteur. Il donne naissance aussi au roman-feuilleton, dont La Vieille Fille (1837) constitue le premier exemple paru dans les journaux. Doué d'une puissance de travail peu commune, Balzac usera cependant peu à peu sa santé et son énergie et mourra à cinquante et un ans à Paris, quelques mois seulement après avoir épousé Mme Hanska, une comtesse polonaise avec qui il entretint pendant seize ans une correspondance admirable (Lettres à Mme Hanska, 1832-1848, publiées en 1968).


BURNOUF Eugène (1801 – 1852)
Contemporain d’Emile Littré qu’il connut au lycée Louis le Grand, Burnouf fut l’un des plus remarquables linguistes et indianistes français. Enseignant de grammaire générale à l'Ecole Normale Supérieure puis professeur au Collège de France de 1832 à 1852, il est élu membre de l’Académie des inscriptions et belles-lettres en 1832. Eugène Burnouff est mort à Paris le 28 mai 1852.


COMTE Auguste (1798 – 1857)
Philosophe français et fondateur du positivisme, Auguste Comte fut, par ses travaux d’analyse scientifique sociale et malgré son athéisme, une référence pour les milieux nationalistes de la fin du 19è siècle et du début du 20è siècle, puisant dans ses œuvres l’idée d’une recherche méthodique des lois d’organisation sociale –sociologie– devant s’appliquer à la société française. Décédé le 5 septembre 1857 à Paris, il est l’auteur des Plans des travaux scientifiques nécessaires pour réorganiser la société, du Traité de Sociologie ou encore du Système de Politique Positive.


CONTAT Louise (1760 - 1813)

Née le 17 juin 1760 à Paris et baptisée à St Germain l’Auxerrois, morte le 9 mars 1813 à Paris, cette actrice et comédienne se rendit célèbre par son interprétation de 'Suzanne' dans Le mariage de Figaro. Comédienne du Roi depuis le 17 janvier 1785, elle en fut aussi un soutien politique marqué et une fidèle amie de Marie-Antoinette et de la Monarchie ; hostile aux libéraux, dont Talma au Théâtre Français, elle fut arrêtée comme 'suspecte' en septembre 1793 et internée jusqu'en 1794 à Ste Pélagie et au Couvent des Fossés St Victor. Ce n'est que grâce à Charles de la Bussière, qui détruisait des dossiers de 'suspects', qu'elle échappa à la guillottine, dont elle avait ainsi évoqué l'échéance :

" Je vais monter sur l’échafaud,

Ce n’est que changer de théâtre.

Vous pouvez, citoyen bourreau,

M’assassiner, mais non m’abattre.

Ainsi finit la Royauté,

La valeur, la grâce enfantine...

Le niveau de l’égalité,

C’est le fer de la guillotine".


DAUDET Alphonse (1840 – 1897)
Ses œuvres les plus célèbres sont Les lettres de mon moulin et Tartarin de Tarascon. Alphonse Daudet a aussi su faire preuve de sobriété et de pudeur (Sapho), de talent mélodramatique (Jack) et d'émotion autobiographique (Le Petit Chose). Il meurt de maladie à Paris, le 16 décembre 1897.


DRUMONT Edouard (1844 - 1917)
Fondateur en 1889, avec Jules Guérin, de la Ligue nationale antisémitique de France ou Ligue antisémite de France, Drumont fonde le 20 avril 1892 La Libre Parole. Auteur d’ouvrages à la portée retentissante comme La France Juive, La fin d’un monde, Le testament d’un antisémite ou La dernière bataille, Edouard Drumont fut député l’Alger. Il est mort à Paris le 3 février 1917.
En mai 2006, l’association des amis d’Edouard Drumont a protesté contre la décision de la Ville de Paris, dirigée par Delanoé, de faire buriner l'épitaphe du tombeau d'Edouard Drumont, considérée comme constituant " un trouble à l'ordre public ". On pouvait y lire :
" Edouard Drumont homme de Lettres,

A l’auteur de l'œuvre immortelle de La France Juive ".

D'autre part, sur une plaque fixée sur la maison où a habité Edouard Drumont était écrit :

" Ici a vécu Edouard DRUMONT, l'immortel auteur de la France Juive, qui avait, dès 1886, prévu le mal dont la France a failli mourir. En reconnaissance et en réparation ".


de La FONTAINE Jean (1621 – 1695)

Poète, moraliste, dramaturge, librettiste et romancier français, La Fontaine fut notamment l'auteur des célèbres Fables de La Fontaine. De nombreux vers de ses poèmes sont devenus des proverbes français.


LANZI Clara (1915 – 1986)
Clara Lanzi, chrétienne et patriote fervente, militante nationale qui soutint le combat de l'Algérie française, fut la fondatrice du ‘Secours de France’ le 15 août 1961, jour de la fête de l’Assomption.
Cette Association, qui plongeait ses racines dans la tradition chrétienne et patriotique, se fixera comme objectifs de secourir toutes les victimes de leur foi en la Patrie lors des évènements qui marquèrent l’abandon de l’Algérie française, et plus spécialement les harkis rescapés des massacres, parqués dans des camps insalubres, et abandonnés de tous ; les rapatriés ; les familles des soldats perdus en fuite à l’étranger ou emprisonnés. Ils seront soutenus, aidés moralement et matériellement par Clara Lanzi, qui pendant toutes ces années convaincra de nombreuses personnalités de l’aider à soutenir les actions du Secours de France.
Elle s’investit totalement dans cette Association, développant une énergie sans faille qui lui valut de nombreux soutiens et amis, dont le Bachaga Boualem, de grands avocats - Maîtres Jean-Louis Tixier-Vignancour et Jacques Isorni -, des hommes politiques importants - le Président Georges Bidault, Jacques Soustelle -, des écrivains célèbres - Marcel Aymé, Jean Anouilh, Gustave Thibon -, des militaires - le Général Weygand, le Colonel Château-Jobert, le Commandant de Saint-Marc -, des représentants de la hiérarchie catholique et bien d’autres encore.

‘Secours de France’, dans l'esprit de sa fondatrice Clara Lanzi, continue avec énergie de se battre pour la vérité et pour secourir les oubliés et les victimes de l'histoire.


MOLIERE (1622 – 1673)

Jean-Baptiste Poquelin fut acteur, dramaturge, metteur en scène et directeur de troupe tout à la fois. Son œuvre est basée surtout sur la remise en cause du pédantisme des faux savants, le mensonge des médecins ignorants et la prétention des bourgeois enrichis.

Fils de Jean Poquelin, riche marchand-tapissier établi rue St Honoré à Paris et nommé tapissier du roi, Jean Poquelin est baptisé le 15 février 1622 à St Eustache. Deux ans plus tard, l'enfant, à la suite de la naissance d'un frère cadet également baptisé Jean, ser

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