Illustres tombes - Seine Saint Denis
Nécropole de Bobigny
En 2002 a été découverte sous les fondations de l’hôpital d’Avicenne la plus grande nécropole gauloise d’Europe. Les fouilles ont mis en lumière le rôle spécifique de Bobigny à
l’époque gauloise, sorte de carrefour routier de l’Ile-de-France.
Le sous-sol a révélé ce qu'il y a avait dans le sous-sol, à savoir une zone d'habitat
gaulois d'une vingtaine d'hectares, occupée entre les années 300 et 150 avant Jésus-Christ.
Le matériel trouvé :
- 515 tombes gauloises
- 10 tombes à armes
- 456 fibules en fer
- 580 squelettes
- 40 000 tessons de céramique
- 100 000 os d’animaux
- Des bracelets de verre datant de l’Egypte ancienne
Nécropole de Bondy
En 2005 et 2006 ont été découvertes près de l’église un millier de sépultures. Les
plus anciennes datent du Bas-empire tandis que les plus récentes sont carolingiennes.
Il s'agit d'une des plus importantes nécropoles mérovingiennes et
carolingiennes jamais mise à jour en France.
Nécropole de Noisy-le-Grand
En 2009 ont été découvertes deux vastes nécropoles mérovingienne et
carolingienne (Ve-Xe siècles) bien conservées, d'environ 600 sépultures au total, à l'occasion de fouilles préventives menées avant la construction de deux immeubles
d'habitation.
En bonne état de conservation, les sépultures mérovingiennes n'ont pas été pillées et sont habillées : enterrés dans des sarcophages de
plâtre caractéristiques de la période mérovingienne (Vè-VIIè siècles), les défunts sont parés de colliers de perles, de boucles d'oreille, de fibules (épingles) et de plaques-boucles
(ceintures).
Au-dessus, la nécropole carolingienne (VIIIè-Xè siècles) marque l'évolution des pratiques funéraires imposée par l'Eglise, qui édicte alors
la règle de l'humilité face à Dieu.
Cimetière parisien de Pantin
MERCADIER Emile (1860 –
1929)
Le chanteur de charme baryton à la diction impeccable connut un grand succès sur les scènes parisiennes et marseillaises. Son plus grand ‘tube’
fut la création de Quand les lilas refleuriront, chanson créée par Georges Auriol. Emile Mercadier repose sous un buste expressif de Auguste Maillard, dans la 14è
division.
VEDRINES Jules (Jules Charles Toussaint Védrines, 1881 – 1919)
Né à la Plaine Saint-Denis
(Seine-Saint-Denis) le 21 décembre 1881, Jules Védrines fut un aviateur et as du pilotage français.
Le 23 mars 1911 il survole Paris et, à basse altitude,
le cortège de la Mi-carême, sur lequel il lance une pluie de fleurs. Embauché chez Morane, il gagne la course Paris-Madrid le 26 mai 1911 avec un ‘Morane-Saulnier A’.
Pendant la Première Guerre mondiale, il est mobilisé dans l'aviation. Il signe ses avions d'une tête de vache ou de l'inscription " la vache ", sans doute en souvenir
de ses origines limousines et aussi peut-être en guise de provocation. Il se spécialise dans des missions difficiles, voire impossibles, comme aller déposer des espions français derrière les
lignes allemandes puis venir les récupérer.
Après la Première Guerre mondiale, il est décoré pour ses talents d'instructeurs — il fut entre autres
l'instructeur du jeune Georges Guynemer. Le 19 janvier 1919, il se pose à bord d'un ‘Caudron G III’ sur le toit des galeries Lafayette du boulevard Haussmann, malgré l'interdiction de la
préfecture de Paris. Il empoche ainsi le prix de 25 000 francs offert pour cet exploit, mais devient le premier délinquant aérien de l'histoire de l'aviation.
Il meurt à Saint-Rambert-d'Albon le 21 avril 1919, avec son mécanicien Guillain, lors de l'inauguration de la ligne Paris-Rome, à bord d’un bimoteur ‘Caudron C-23’ rempli de 1
600 litres d’essence. Il est enterré après des funérailles grandioses.
Cimetière de Pierreffitte sur Seine
DELPEY Roger (1926 – 2007)
Ancien combattant en Indochine, Roger Delpey s’était d’abord fait
connaître pour son best-seller Soldat de la boue, publié en 1951. Mais il était surtout connu pour être l’un des protagonistes de l’Affaire des diamants qui avait éclaboussé le président
de la République de l’époque Valéry Giscard d’Estaing. Devenu le confident de l’ex-empereur centrafricain Jean Bédel Bokassa, il avait été considéré comme l’informateur du Canard
enchaîné.
Homme d’influence, Roger Delpey avait mis le pied à l’étrier à Jean-Marie Le Pen en politique : il le présenta à Pierre Poujade,
fondateur de l'Union de défense des commerçants et artisans de France, lequel le fit élire député à Paris.
A son enterrement on put voir de nombreuses
personnalités comme des membres de la famille de Jean-Bedel Bokassa, dont son petit-fils Jean-Barthélémy, mais également le président du Front national Jean-Marie Le Pen. " Nous nous connaissions
bien. Nous nous étions vus pour la dernière fois il y a trois semaines. C’était d’ailleurs la première fois que je venais à Luzarches ", a-t-il affirmé. Le conseiller régional du Front National
Roger Holeindre fit quant à lui un discours après la messe et avant que le corps de Roger Delpey ne soit déposé au funerarium de Pierrefitte-sur-Seine
(Seine-Saint-Denis) :
"Roger Delpey était mon camarade d’armée, mon frère d’arme. Il avait écrit un livre sur l’Indochine, Les Soldats de la
boue. La boue, cela désignait le calvaire de l’armée française, une armée mal équipée. Il s’était lié d’amitié mais ce qui a été raconté à son sujet, notamment par la presse, était faux à 99
%. Le seul tort de Roger Delpey était de savoir des choses. Depuis son décès, il y a d’ailleurs des gens qui rôdent autour de sa maison, mais je n’en dirai pas davantage
aujourd’hui ".
Basilique de St Denis / St Denis
Tombeaux des Rois de France
L'ancienne abbaye royale de Saint-Denis a illuminé des siècles durant l'histoire
artistique, politique et spirituelle du monde franc. Citons, notamment, la bibliothèque du monastère qui, à la fin du Moyen Age, est la plus importante du royaume. L’église abbatiale a été
dénommée " basilique " dès l’époque mérovingienne.
L’église s’élève sur l’emplacement d’un cimetière gallo-romain, lieu de sépulture de St Denis martyrisé
vers 250. Outre une crypte carolingienne, vestige de l’édifice consacré par Charlemagne en 775, la basilique conserve le témoignage de deux bâtiments déterminants pour l’évolution de
l’architecture religieuse : le chevet de Suger (1144), qui constitue un véritable hymne à la lumière, manifeste du nouvel art gothique et la partie reconstruite, au temps de Saint Louis, dont le
transept, d’une ampleur exceptionnelle, était destiné à accueillir les tombeaux royaux.
Lieu de mémoire dès le haut Moyen Age, le monastère dionysien a su
lier son destin à celui de la royauté s’affirmant peu à peu comme le lieu de sépulture privilégié des dynasties royales à la faveur du culte de saint Denis. Quarante-deux rois, trente-deux
reines, soixante-trois princes et princesses, dix grands du royaume y reposèrent. Avec plus de 70 gisants et tombeaux monumentaux, la nécropole royale de la basilique s’impose aujourd’hui comme
le plus important ensemble de sculpture funéraire du XII e au XVI e siècle. Mais la basilique de Saint-Denis n'a pas été dès l’origine de la royauté franque considérée comme
le " cimetière aux rois ", comme l’avait défini un chroniqueur du XIII e siècle. Jusqu’au X e siècle, l’abbaye royale a été en âpre concurrence avec de nombreuses autres
nécropoles, notamment Saint-Germain-des-Prés. Lors de l’avènement des Capétiens en 987, le rôle de nécropole royale s’affirme et la plupart des souverains y reposeront jusqu’au XIX e
siècle. Louis XVIII, mort en 1824, est le dernier roi à reposer dans la basilique.
Les souverains ont toujours été au cours de l’histoire en quête de
légitimité, ce qui explique pour partie leur volonté de reposer auprès des reliques de saint Denis, Rustique et Eleuthère, (tous trois ayant été martyrisés ensemble). Par l’intermédiaire de la
puissance des saints martyrs, le roi pensait ainsi acquérir pouvoir et protection pendant sa vie, notamment au cours de ses batailles, et selon la croyance, accéder directement au Paradis.
La plupart des rois français (Mérovégiens, Carolingiens, Capétiens, Valois, Bourbon) sont inhumés à la Basilique St Denis.