Illustres tombes - Val de Marne
Cimetière de
Gentilly
BOUCHEZ Léon (1856 – 1940)
La tombe du général Léon Bouchez reproduit une assez
longue citation du Maréchal Pétain.
SOUPLEX Raymond (1901 - 1972)
De son vrai nom Raymond Guillermain, il est un grand acteur, scénariste, dialoguiste et chansonnier français.
Après des études de droit au Lycée Louis Le Grand, il s'essaie à la chanson dans des cabarets et cafés parisiens puis à la radio dès 1935. Pendant la guerre, il continue de se produire au
théâtre, mais aussi à Radio Paris et en Allemagne à l'occasion d'une tournée au profit du STO. Sa carrière cinématographique commence en 1939 avec Sur le plancher des vaches, puis il
devient en 1957 l'acteur principal de Les 5 dernières minutes. Né à Paris le 1er juin 1901, Raymond Souplex y meurt le 22 novembre 1972 alors qu'il tourne le 56è épisode de cette
série télévisée.
Cimetière d’Ivry – Ivry sur Seine
Soldats des première et deuxième
guerres mondiales
La partie ancienne comprend un très important cimetière militaire de soldats Français, Italiens et Allemands morts
dans les hôpitaux parisiens des suites de leurs blessures durant la guerre de 1914-1918.
Il a
aussi reçu de 1940 à 1944 les corps de près de 800 fusillés provenant la plupart des exécutions de résistants effectuées au mont Valérien.
Cimetière de Thiais
BUCARD Marcel (1895 – 1946)
Né le 7 Décembre 1895, Marcel Bucard est fils de boucher ;
jeune, il pense à la prêtrise mais la 1è guerre mondiale change ses projets ; officier en 1914-18, il est décoré puis nommé par Clémenceau au Haut-Commissariat en
Rhénanie.
Après avoir tenté sa chance aux élections de 1924 (Bloc National) puis participé à fonder les
Légions et Le Faisceau, il fonde en 1933 le Francisme qui est dissous par le Front Populaire, remplacé en 1938 par un Parti Unitaire d’Action Nationale et Sociale. En 1940 il est fait prisonnier.
En 1941 il reconstitue Le Francisme et fait reparaître son journal Le Franciste. Il est l'un des membres fondateur de la LVF. Marcel Bucard participe en 1943 au Front révolutionnaire
national de Marcel Déat, puis en août 1944 se retrouve à Sigmaringen. Il est arrêté le 25 Mai 1945 en Italie. Condamné à mort le 21 Février 1946, il est exécuté le 19 Mars 1946 au fort de
Châtillon.
Il a écrit :
Les tyrans de la IIIè en 1937 aux Editions du Coq de France (CDF).
L'Emprise Juive au C.D.F.
Du sang sur leurs mains au
CDF.
HEROLD-PAQUIS Jean (1912 – 1945)
Chroniqueur
radiophonique et journaliste, Jean-Auguste Hérold dit Hérold-Paquis eut un engagement d’abord catholique, puis, à la faveur de l’Occupation et des aggressions anglaises contre la Marine
française, anti-britannique et anti-communiste.
Célèbre pour s’être engagé aux côtés des
franquistes en 1937, Hérold-Paquis assure d’avril 1938 à mars 1939 des chroniques en langue française sur Radio Saragosse, qui soutient Franco. Après l’armistice de 1940, il devient membre du
Parti Populaire Français et, dès janvier 1942, assure des chroniques sur Radio Paris jusqu’en 1944, date à laquelle il se retrouve en Allemagne et continue son engagement dans Radio
Patrie.
Arrêté le 8 juillet 1945, il est incarcéré à Fresnes, condamné à mort le 17 septembre
–pour crime de parole …– puis fusillé le 11 octobre 1945 au fort de Montrouge.
PUCHEU Pierre (1899 – 1944)
Ce ministre de l’Intérieur de l’Etat Français fut fusillé
précipitamment par le gouvernement d’Alger, en décembre 1943, de Gaulle ayant donné son aval à cette exécution injustifiable.
Pierre Pucheu est né le 27 juin 1899 à Beaumont-sur-Oise (Val d'Oise) ; industriel et homme politique français, il fut
secrétaire d'État à l'Intérieur du gouvernement de Vichy de juillet 1941 à avril 1942.
Après des
études à l'École normale supérieure, il fait carrière dans l'industrie.
Il est successivement
secrétaire d'État à la Production industrielle dans le gouvernement de Vichy, secrétaire d'État à l'Intérieur (18 juillet 1941), puis ministre de l'Intérieur le 11 août. Il crée les
Sections spéciales pour juger en urgence les ‘terroristes’, ainsi que les Groupes Mobiles de Réserve (GMR), ancêtres des CRS actuels.
Après le débarquement allié en Afrique du Nord du 8 novembre 1942, il passe en Espagne dans la nuit du 11 au 12
novembre 1942. Il attend plusieurs mois avant de recevoir un sauf conduit du général Giraud. Il débarque finalement à Casablanca le 6 mai 1943.
Le 13 février 1943, il avait reçu à Madrid un sauf-conduit du général Giraud ainsi que l'assurance qu'il pourrait servir sur
le front de Tunisie avec son grade de capitaine de réserve, mais sur le conseil du gaulliste Maurice Couve de Murville, Giraud le fait arrêter le 12 mai. Après un procès ouvert à Alger le 4 mars
1944, Pucheu est honteusement condamné à mort par un tribunal militaire. Sa demande de grâce est rejetée par le général de Gaulle. Jugé à la sauvette, il est exécuté à l'aube du
20 mars 1944 à Alger. Il peut être considéré comme un fusillé politique du gaullisme.