Illustres tombes - Paris / 1er au 10è


Jardin des Tuileries / 1er

Gardes Suisses
Lors de l’insurrection du 10 août 1792, près de 800 suisses de la garde royale furent massacrés, la plupart d’ailleurs pour avoir respecté l’ordre écrit de Louis XVI de déposer les armes. Une grande partie des cadavres furent inhumés dans le jardin des Tuileries.


Eglise St Roch / 1er

CORNEILLE Pierre (1606 – 1684)
Il fut un auteur dramatique français, dont les œuvres ont une place majeure dans la littérature française. Ses œuvres les plus célèbres sont Cinna, Le Cid, Polyeucte et Horace. La grandeur d’âme, la noblesse, la confrontation entre deux devoirs, sont les thèmes principaux des pièces de Corneille.

ANGUIER François (1604 – 1669)
Il fut un fameux sculpteur français.

ANGUIER Michel (1612 – 1686)
Frère du précédent, il fut un fameux sculpteur français.

BIDAL Claude François, Maréchal et 1er marquis d'Asfeld (1665 – 1743)
Grand militaire français, il fut l'émule et le successeur de Vauban, excellant dans l'attaque et la défense des places.

DUGAY-TROUIN René (1673 – 1736)
Ce corsaire puis Amiral fut inhumé dans la chapelle de la Vierge, puis ses restes transférés à St Malo en 1973. Le corsaire Surcouf est l’un de ses descendants.

de L’EPEE Abbé (1712 – 1789)
Cet abbé fut un bienfaiteur de l’humanité par l’éducation qu’il sut donner aux sourds-muets.

de GRASSE François Joseph Paul, Amiral (1722 – 1788)
Il consacra sa vie militaire au service de la religion (Ordre de Malte), du Roi et de la guerre d’indépendance américaine.

Le NOTRE André (1613 – 1700)
Dessinateur des jardins de Versailles, saint Cloud, Sceaux, Chantilly, il est le symbole des jardins à la française.

 

Eglise St Germain l’Auxerrois / 1er

Tombes mérovingiennes
Ici se trouvait un cimetière parisien de l’époque mérovingienne.


Tombes d’artistes d’Ancien Régime
Dans les combles pointus du coté nord de l’église se trouvent encore des ossements murés parmi lesquels sont les restes d’artistes des XVIè, XVIIè et XVIIIè siècles, qui avaient eu leur tombeau dans l’église même et qui furent transférés là entre 1793 et 1838 (marque de 2 petites croix face au presbytère).

BOUCHER François (1703 – 1770)
Peintre de style rococo, membre de l’Académie royale de peinture et de sculpture, François Boucher naquit à Paris le 29 septembre 1703. Premier peintre de Louis XV en 1765, il obtint un grand succès. Il mourut le 30 mai 1770 à Paris.

CHARDIN Jean-Siméon (1699 – 1779)
Né à Paris le 2 novembre 1699, Chardin est considéré comme l’un des plus grands peintres du XVIIIè siècle, en particulier par ses pastels et natures mortes. Il mourut le 6 décembre 1779 à Paris.

COUSTOU Antoine (1677 – 1746)
Membre de l'Académie royale de peinture et de sculpture, il travailla au service de Louis XIV et réalisa les 'Chevaux de Marly', mis place de la Concorde. Il mourut le 22 février 1746 à Paris.

COYSEVOX Antoine (1640 – 1720)
Ce sculpteur français de style baroque, employé aux sculptures des jardins de Versailles, est mis à contribution dès 1670 pour embellir l’intérieur du château de Versailles. Coysevox, reçu à l’Académie royale de peinture et de sculpture en 1679, est aussi l’auteur des sculptures du château de Marly le Roi et œuvre également aux Invalides. Il fut le décorateur du célèbre navire de guerre ‘Le soleil royal’. Antoine Coysevox mourut le 17 octobre 1720 à Paris.

LE VAU Louis (1612 – 1670)
Cet architecte fut l’un des créateurs du classicisme français. Son plus grand ouvrage reste le château de Vaux-le-Vicomte. Premier architecte de Louis XIV en 1654, il conçoit le Collège des quatre nations (actuel Institut de France) et œuvre dans les bâtiments suivants : châteaux de Versailles et de Vincennes, hôpital de la Salpêtrière, église St Sulpice, les Tuileries et le Louvre. Il mourut à Paris en 1670.

de MALHERBE François (1555 – 1628)
Epurer et discipliner la langue française fut la tâche essentielle de ce poète classique, adepte de mesure et de bienséance. François de Malherbe mourut le 16 octobre 1628 à Paris.

RESTOUT Jean II (1692 – 1768)
Ce peintre neoclassique appartient à l’illustre famille de peintres Restout. Membre de l’Académie Royale en 1720, il réalise des œuvres souvent religieuses, principalement pour les Gobelins. Jean II Restout mourut le 1er janvier 1768 à Paris.

SOUFFLOT Jacques-Germain (1713 – 1780)
Grand architecte français, contrôleur des bâtiments du roi et directeur de la manufacture des Gobelins, Soufflot réalisa l’église Sainte Geneviève devenue le Panthéon. Il mourut le 29 août 1780 à Paris.

 

Eglise St Paul – St Louis / 4è

BOURDALOUE Louis (1632 – 1704)
" Roi des prédicateurs et prédicateur des Rois ", Bourdaloue fut un prêtre jésuite aux qualités oratoires renommées, notamment à partir de 1669 lorsqu’il prêche à Paris. Il mourut à Paris le 13 mai 1704.

 

Eglise St Etienne du Mont / 5è
L’église actuelle remonte aux XVI et XVII siècles, mais dans l’ancienne et plus encore, dans les deux cimetières qui l’entouraient, ont été inhumé nombre de Parisiens dont les tombes succédèrent à celles des Gallo Romains.


PASCAL Blaise (1623 – 1662)
A droite de la chapelle de la Vierge se trouvent les restes de Blaise Pascal, l'un des plus grands esprits, penseurs et moralistes français.

RACINE Jean (1639 - 1699)
On sait qu'il voulut être inhumé à Port Royal des Champs aux pieds de son maître d'école Hamon. Mais lorsque Louis XIV eut décidé de raser ce monastère, citadelle des jansénistes, il ordonna le transfert du corps à St Etienne du Mont. Racine fut un immense auteur dramatique classique français, en particulier au travers de Phèdre, Esther, Bérénice et Britannicus. Il mourut à Paris le 21 avril 1999.


Eglise St Jacques du Haut Pas / 5è

CASSINI Jean (1625 – 1712)
Jean Cassini est l’un des plus illustres astronomes.


de La HIRE Philippe (1640 – 1718)
Mathématicien et astronome, Philippe de La Hire fut membre de l’Académie des Sciences en 1678. Enseignant au Collège de France et à l’Académie d’architecture, il travailla aussi à l’Observatoire de Paris. Il mourut le 21 avril 1718 à Paris.


de LONGUEVILLE duchesse (1619 – 1679)
Le cœur de la duchesse de Longueville, sœur du grand Condé et décédée en 1679, s’y trouve. Intelligente et cultivée, elle était considérée comme la plus belle femme de son temps.

 

Eglise St Nicolas du Chardonnet / 5è
Dans la petite chapelle édifiée sous Philippe Auguste par les moines de l’Abbaye de St Victor et l’actuelle église du XVII ème siècle, se déroulèrent d’imposantes cérémonies funèbres si bien qu’à l’heure actuelle St Nicolas est encore un des hauts lieux de la culture funéraire française.


LE BRUN Charles (1619 – 1690)
Décédé le 12 février 1690, Charles Le Brun fut décorateur de Versailles ; il est considéré comme le plus grand peintre du 17è siècle. Dans une chapelle absidiale se trouve sa sépulture ornée de son buste et de deux statues (la piété et la pénitence).


PIARRON DE CHAMOUSSET ( 1717 – 1773)
Ce philanthrope français repose dans l’anonymat sous les dalles de la chapelle Ste Catherine bien qu’il ait été l’initiateur de la mutualité au sens moderne du terme, transformant sa maison en hôpital et se faisant pharmacien pour délivrer sans frais des médicaments aux malades ; il inventa aussi le service postal à Paris.

De SELVE Jean (1475 – 1529)

Il fut un homme politique et diplomate français notable, notamment à travers ses charges de conseiller au Parlement de Paris, ambassadeur en Angleterre et Président du Parlement de Normandie. Savant magistrat et habile négociateur, Jean de Selve fut un grand serviteur de François 1er.

 

Eglise St Séverin / 5è

MORERI (1643 – 1680)
Cet érudit et prêtre français ne laissa pas moins de dix in-folios encore consultés, dont un dictionnaire historique.

de ROBERVAL Gilles Personne (1602 – 1675)
Ami de Pascal et physicien, il fut l’inventeur de la balance de Roberval.

 
Abbaye St Victor / 5è

Cette ancienne et célèbre abbaye, dont l'emplacement est représenté aujourd’hui en majeure partie par le quadrilatère qu'occupe l'université de Jussieu, avait été fondée par Louis VI, en 1113, pour une association de chanoines réguliers de Saint-Ruf d'Avignon. L'abbaye de Saint-Victor prit une importance considérable et fournit à la philosophie scolastique du Moyen âge des hommes éminents. Supprimée en 1790, l'abbaye resta néanmoins debout jusqu'en 1811, date à laquelle ses bâtiments firent place à ceux de la Halle aux vins, eux-mêmes remplacés par ceux de l'actuelle université.


d’AUVERGNE Guillaume (1190 - 1248)

D’abord chanoine de Notre-Dame de Paris, il fut confesseur de St Louis évêque de Paris de 1228 à 1249. Il fut enterré dans l’Abbaye.

 

de BEAUFET Guillaume (? - 1319)

Evêque de Paris de 1304 à 1319, il fut enterré dans l’Abbaye.

 

de CHANAC Guillaume (? - 1348)

Evêque de Paris de 1332 à 1342, il fut enterré dans l’Abbaye.

 

de CORBEIL Renaud ( - 1268)

Evêque de Paris de 1250 à 1268, il fut enterré dans l’Abbaye.

 

de SENLIS Etienne, Evêque (? – 1142)

Evêque de Paris de 1123 au 6 mai 1142, il était archidiacre de Notre-Dame de Paris. Il fut enterré dans l’Abbaye.

 

de SULLY Maurice, Evêque (? - 1196)

Evêque de Paris de 1160 a 1196, il fit entreprendre les premiers travaux d’édification de la cathédrale Notre-Dame de Paris en 1163. Il fut enterré dans l’Abbaye.


Chapelle St Joseph des Carmes / 6è

Ecclésiastiques martyrs de la Révolution
C’est dans ces bâtiments, et plus spécialement dans le jardin, que le 2 septembre 1792 furent massacrés 117 ecclésiastiques, prisonniers de la commune. Parmi eux se trouvaient les frères de la Rochefoucauld, respectivement archevêque d’Aix et évêque de Beauvais. Les corps furent jetés pour la plupart dans un puits que l’on combla avec les cloches du potager, du fumier et … les assiettes dont les assassins s’étaient servies pour se restaurer. En 1867, sur les indications d’un passant âgé mais qui voulut rester anonyme-l’archeveché effectuant des fouilles- on mit au jour le charnier. La quasi-totalité des crânes présentaient des fractures pariétales, preuve de la mort atroce infligée par coup de bâton, marteau, talon de hache. Sur 91 mâchoires retrouvées, 71 étaient brisées. Ce sont ces ossements qui ont été transférés dans la crypte de la chapelle.

AFFRE Mgr (1793 – 1848)
Dans un monument de la chapelle a été placé en 1848 le cœur de Mgr Affre, grand archevêque de Paris mort le 27 juin 1848 à l’entrée du faubourg St Antoine alors qu’il s’interposait sur une barricade. Son corps repose à Notre Dame.

OZANAM Frédéric (1813 – 1853)
Dans la chapelle même repose Melle de Soyécourt, fondatrice d’un carmel en 1797 sur les lieux des massacres de 1792. Toute la vie elle fut très dévouée aux pauvres et à l’Eglise.

Ce professeur au Collège de France fut le fondateur de l’œuvre d’assistance publique ‘conférence de Saint Vincent de Paul’.

de SOYECOURT Melle (époque Révolutionnaire)
Dans la chapelle même repose Mademoiselle de Soyécourt, fondatrice d'un carmel en 1777 sur les lieux des massacres de 1792. Toute sa vie elle fut très dévouée aux pauvres et à l'Eglise.

 

Couvent des Carmes – Institut Catholique de Paris / 6è

Victimes de la Révolution
Les ossements des prêtres tués dans la prison des Carmes lors des ‘massacre de septembre’ en 1792 ont été placés dans une châsse en verre au couvent des Carmes, qui est devenu l’Institut Catholique de Paris.
 

Eglise St Germain des Prés / 6è

Prêtres martyrs de la Révolution
L’église St Germain des Prés devait être les 2 et 3 septembre 1792 la sépulture provisoire de 270 prisonniers politiques (nobles, prêtres, suspects) massacrés sur l’ordre du fameux Maillard ; ils furent assassinés dans le cloître et le jardin (à l’angle de la rue Bonaparte et de la rue de l’Abbaye) après un simulacre de jugement et leurs cadavres y furent enfouis jusqu’à leur transfert entre 1800 et 1847 aux catacombes.

CHILDERIC II (652 – 675)
Roi des Francs d'Austrasie de 662 à 673, puis roi de tous les Francs de 673 à 675, il fut inhumé à St Germain des Prés en 675 ; ce roi mérovingien, mort assassiné, fut dépouillé du masque d’or qui recouvrait son visage. Une partie du butin récupéré sur les voleurs, fut déposée au Mobilier national. Dans la nuit du 16 au 17 septembre 1792, deux voleurs s’en emparèrent ainsi que du fameux diamant.

de MONTEREAU Pierre (1200 – 1266)
Avec les prêtres martyrs a sans doute été voiturée la dépouille de l’architecte Pierre de Montereau, décédé le 17 mars 1266 et auquel Paris doit la Ste Chapelle, la chapelle du château de Vincennes et le réfectoire de St Martin des Champs.

Nécropole des Invalides – 
GIRAUD Henri (1879 - 1949)

Le général Giraud, né à Paris le 18 janvier 1879, est une figure de la Libération et de la Résistance proche de Vichy incarnée notamment par le réseau ORA. Evadé de façon rocambolesque de la forteresse de Königstein en avril 1942, il fut nommé en fin 1942 par Darlan commandant des troupes de l'AOF et de l'Afrique du Nord française. Elu chef de ces zones géographiques à la place de Darlan assassiné en décembre 1942 (Giraud lança une enquête qui visait le réseau gaulliste), il se montra fidèle à Vichy avant de s'en écarter. De juin à novembre 1943, il fut co-président avec de Gaulle du Comité Français de Libération Nationale ; de Gaulle ne tarda pas à l'écarter de son chemin et à prendre seul la direction de ce Comité.
Henri Giraud est le père de l'historien et journaliste Henri-Christian Giraud, pourfendeur des gaullistes et communistes.
 

Arc de triomphe – 8è
L’objectif de ce monument était d’inscrire sur des tables d’airain les noms des batailles faites par la France. Les ministres s’emparèrent de l’idée et chargèrent l’architecte Chalgrin d’un projet et de sa mise à exécution. Celui-ci opta pour un arc sur quatre piédroits à décorer de statues ou de trophées. Les travaux durèrent 29 ans (1808 à 1836). Il y figure 128 batailles.

Soldat inconnu
A l’issue de la première Guerre mondiale, sur l’idée d’un journaliste, le parlement décida de rendre un hommage perpétuel aux morts en inhumant sous la voûte le corps d’un soldat inconnu désigné au hasard par un aveugle de guerre parmi douze cercueils provenant des plus grands champs de batailles. Le 28 janvier 1921, l’ensevelissement définitif eut lieu sous une dalle de bronze forgée par Edgar Brandt. Sans interruption, une flamme ravivée chaque soir, perpétue le souvenir de ces 1 500 000 morts, et ce depuis le 11 novembre 1923. De ce fait Foch, Pétain et Joffre avec leurs soldats victorieux furent les derniers à franchir le 14 juillet 1919 cette voûte triomphale, de porte devenue temple. L’arc est définitivement consacré au culte des morts.
 

Cimetière de la Madeleine – Chapelle expiatoire / 8è

Gardes Suisses et victimes de la Révolution
Certains des Gardes Suisses massacrés lors de la défense du Palais des Tuileries le 10 août 1792 furent inhumés dans l’ancien cimetière de la Madeleine.
Les guillotinés de la Concorde y furent également enterrés jusqu’en 1794, dont le couple royal.
Après la désaffection du cimetière en 1794, Descloseaux, un riverain du cimetière de la Madeleine, acheta le lopin de terre. Ayant été témoin des inhumations qui y furent faites, il avait circonscrit l'endroit exact où reposaient les corps et entouré le carré d'une charmille avec des saules pleureurs et des cyprès, dans le souci de sauvegarder les dépouilles du couple royal et des autres victimes qui y étaient inhumées.
Sous la Restauration, Louis XVIII fit ériger à l'emplacement du cimetière de la Madeleine, entre 1815 et 1826, une Chapelle Expiatoire, située sur le square Louis XVI.

d’ALLONVILLE Antoine Charles Augustin (1735 – 1792)
Lieutenant-colonel du régiment d’Artois-Cavalerie, Chevalier de l’ordre royal et militaire de St Louis, d’Allonville est nommé Maréchal des Camps et Armées du Roi le 18 janvier 1784, puis a l'honneur d'être choisi comme sous-gouverneur du premier Dauphin, fils aîné du roi Louis XVI. Venu au Palais des Tuileries pour défendre le Roi le 10 août 1792, il est nommé à la tête d’un peloton et meurt noblement comme nombre de gentihommes de la chevalerie française.

de BOURBON de, Louis XVI (1754 – 1793)
Il y fut inhumé le 21 janvier 1793, avant d’être transféré le 21 janvier à St Denis.

de BOURBON, Marie-Antoinette (1755 – 1793)
Elle y fut inhumée le 16 octobre 1793, avant d’être transféré le 21 janvier à St Denis.


Cimetière des Errancis / 8è

Victimes de la Révolution
Le Cimetière des Errancis est un ancien cimetière parisien de la période révolutionnaire, qui tire son nom d’un lieu-dit qui signifiait ‘les estropiés’. Il était alors situé dans la campagne sur un terrain qui longeait à l’extérieur le mur des Fermiers généraux, dans le périmètre qui s’étend aujourd'hui du carrefour des rues des Rochers et de Monceau à la station du métro Villiers. Il servit à partir de 1794 pour inhumer les guillotinés de Paris. Lors des travaux du percement du boulevard Malesherbes les ossements furent transportés pêle-mêle aux catacombes de Paris.

ELISABETH Madame (Elisabeth de France, 1864 – 1794)
Née à Versailles le 3 mai 1864, elle était la sœur de Louis XVI. Artiste douée (le musée de Versailles comporte certains de ses dessins), d’une grande piété et charité, elle appréciait Versailles où elle séjourna au domaine de Montreuil. Elle fut aussi une femme de grand caractère.
Alors qu’elle aurait pu se retirer et émigrer avec ses tantes, elle choisit pourtant de partager la captivité du monarque après le 6 octobre 1789. Se plaignant de la faiblesse de Louis XVI, elle ne cessa de s’activer pour sauver la Monarchie française (y compris par un soutien étranger) sans rien céder aux faiblesses et compromissions du moment.
Elle accompagna la famille royale lors de la fuite déjouée vers Montmédy, le 20 juin 1791. Le 20 juin 1791, alors que le peuple de Paris forçait les portes du palais des Tuileries pour intimider Louis XVI et l’inciter à suspendre son veto maintenu sur diverses mesures préconisées par l’assemblée, Madame Elisabeth fit face aux émeutiers sans les détromper sur son identité.
Accablée physiquement par l’emprisonnement au Temple en août 1792, elle résista grâce à une grande force ; jugée et condamnée à mort par le Tribunal Révolutionnaire, elle fut guillotinée le 10 mai 1794 à Paris.

de LAMOIGNON de MALESHERBES Chrétien (1721 – 1794)
Juriste et homme d’Etat, il fut l’avocat de Louis XVI à son procès bien que peu apprécié de ce dernier en raison de ses sympathies avec les Encyclopédistes libéraux.
Louis XVI lui en fut reconnaissant, disant : " Votre sacrifice est d’autant plus généreux que vous exposez votre vie et que vous ne sauverez pas la mienne ".
Malesherbes enfin fut celui qui signifia au roi sa sentence de mort, le 20 janvier 1793.
Le 22 avril 1794 il est guillotiné pour sympathie avec les émigrés contre-révolutionnaires. En sortant de prison pour monter dans la sinistre charrette, son pied heurte une pierre et lui fait faire un faux pas. " Voilà ", dit-il en souriant tristement, " un mauvais présage ; à ma place, un Romain serait rentré ".

LAVOISIER Antoine (1743 – 1794)
Guillotiné le 8 mai 1794 à Paris, Lavoisier fut un chimiste, philosophe et économiste français. Il a énoncé la première version de la loi de conservation de la matière, identifié et baptisé l'oxygène (1778), démis la théorie phlogistique, et participé à la réforme de la nomenclature chimique. Il est souvent fait référence à Lavoisier en tant que père de la chimie moderne.
Après avoir fréquenté le fameux collège parisien des Quatre-Nations de 1754 à 1761, il sert à l'administration royale des poudres à partir de 1775. S'intéressant aux lois et à la politique française, Lavoisier obtient un travail comme percepteur d'impôt à l'âge de 26 ans dans la Ferme générale, une compagnie privée de collecte d'impôts. Il essaye alors de présenter des réformes dans le système monétaire français et dans le système d'imposition. Dans son travail pour le gouvernement, il a participé au développement du système métrique pour fixer l'uniformité des poids et des mesures dans l'ensemble de la France.
La Terreur l’ayant condamné à mort, il demanda un sursis pour pouvoir achever une expérience. Jean-Baptiste Coffinhal, le président du tribunal révolutionnaire, lui dit : " La République n'a pas besoin de savants ni de chimistes ; le cours de la justice ne peut être suspendu ".
Il est à remarquer que Lavoisier, sur le point d'être exécuté, lisait un livre. Quand le bourreau vint le chercher pour le mener sur l'échafaud, Lavoisier fit alors un geste assez insolite, puisqu'il marqua la page du livre avec un signet !
C’eut pu être, conjointement, notre Assemblée nationale et notre présidence de la République (projet de 1793) ou bien le temple de la gloire (décision de Napoléon) et c’est finalement une église se camouflant sous les lignes d’un temple grec.

Eglise de La Madeleine - 8è
DEGUERRY Abbé ( ? – 1871)
L’abbé Deguerry, curé de cette église sous Napoléon III, fut arrêté puis abattu sauvagement par la commune à la prison de la Roquette, le 24 mai 1871.

VIGNON Pierre (1763 – 1828)
Décédé en 1828, il a dessiné les lignes actuelles de l’église de la Madeleine.


                                             
                                                                                          
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